12 avril 2009
Kubrick
Et hop, je suis super généreux, j'offre le premier court métrage de Stanley Kubrick Day of the fight (en deux parties). Cadeau !
Flying Padre
Et une petite anim sympatoche
17 mars 2009
The Big Shave
Voici sans conteste l'un des courts métrages les plus célèbres de l'histoire du cinéma. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il s'agit d'une oeuvre que l'on peut largement interpréter de la manière que l'on veut, et qu'il est en outre signé Martin Scorsese. Enjoy.
23 janvier 2009
Foutaises
Figurez-vous que lundi, j'ai découvert un court métrage de Jeunet qui a fortement inspiré Amélie Poulain. Par pure coïncidence, voilà que je le retrouve sur le blog de Shin deux jours plus tard. L'occasion de le revoir et de me dire qu'il est bin sympa. D'où envie de le partager.
10 janvier 2009
Georges Lucas in Love
George Lucas In Love (VO ST Français)
envoyé par Sac_a_Dos
24 septembre 2006
Parenthèse courts métrages
Si le cinéma est un art très riche, on a pourtant souvent tendance à le résumer aux longs métrages de fiction ou de documentaire. Il ne faudrait pourtant pas oublier les courts métrages, très importants. Tantôt premières œuvres de génies, tantôt chefs-d’œuvre tout courts (sans jeux de mots), cette aparté va mettre en avant quelques films qui sont entrés au moins dans la légende de leur format, au mieux dans la légende du cinéma en général…
Flying Padre de Stanley Kubrick
Il est étonnant de voir que Kubrick était déjà un génie à ses débuts! Enfin, génie n’est peut-être pas le mot approprié ; disons qu’il s’agissait quand même d’un brillant réalisateur. Sur base d’un fait divers (un prêtre voyageant en avion de paroisse en paroisse), Kubrick signe un documentaire fascinant… car mensonger. En effet, Kubrick joue déjà avec les codes narratifs et, pour son documentaire, semble créer des situations exprès. Par exemple, lorsque la mère appelle le prêtre pour soigner sa fille, nous avons bien sûr le prêtre partant à la rescousse mais aussi la mère angoissée qui attend (or comment filmer une telle scène si on ne la crée pas de toute pièce ?).
Kubrick cherche également, par expérience personnelle ou par simple envie, à trouver un cadrage original pour chaque plan, et certains sont d’ailleurs très bien faits pour l’époque. S’il ne s’agit pas de son meilleur court métrage, il reste une jolie preuve de maîtrise du futur réalisateur de Dr Folamour et Orange Mécanique…
Note : ***
http://www.youtube.com/watch?v=OqTlxRYt7B0
The big shave de Martin Scorsese
Etrange, dérangeant, fascinant que cette oeuvre de Scorsese, qu’il convient absolument de replacer dans son contexte socio-historique: nous sommes à l’époque en pleine guerre du Vietnam, où les fils de la nation se font tuer pour une cause qui leur échappe; la Nouvelle Vague vient de frapper en Europe, et le Nouvel Hollywood s’apprête à en faire de même. Le monde est donc chamboulé, et Scorsese l’a bien compris. C’est pourquoi cette parabole glaciale sur la société américaine de l’époque avait fait grand bruit.
Mais qu’en reste-il aujourd’hui ? Une ébauche remarquable du style de Scorsese : importance de la relation image-musique, choisie avec soin par ailleurs (niveau tempo pour rythmer le montage), un sens du cadrage travaillé, une attention particulière à la composition de l’image (la salle de bain entièrement blanche, pure…) et un goût prononcé pour le sang. Très court, The big shave n’en est pas moins riche en émotion, l’insoutenable allant crescendo jusqu’à la fin. En un mot : saisissant.
Note : ****
http://www.youtube.com/watch?v=83i8G6o0quc
Un chien andalou de Luis Bunuel
Considéré par beaucoup comme LE chef-d’œuvre du cinéma surréaliste, Un chien andalou commence très fort : un œil coupé au rasoir en gros plan ! Cette scène, âprement discutée, est pourtant essentielle au reste du film : d’une part elle annonce la couleur de ce qui va suivre, d’autre part elle interpelle le spectateur de manière radicale sur le fait qu’il va devoir changer sa vision du monde pour le film qui suit.
Et e effet, le reste du film est on ne peut plus étrange ! En somme cauchemar éveillé, Un chien andalou est d’une telle complexité qu’on se demande si le film signifie vraiment quelque chose. Signé par Salvador Dali, dont on retrouve de nombreux thèmes à travers le film (fourmis, piano, ânes morts…), le scénario reste un épais,mystère, une œuvre impénétrable qui près de 80 ans plus tard conserve un pouvoir de fascination terrifiant… et intriguant.
Note : ***
http://www.youtube.com/watch?v=xwy2iUa-l9s
Séquence Georges Méliès
Le voyage dans la lune
Certainement le chef-d’œuvre du réalisateur (du moins c’est que la traversée du temps du film nous laisse à penser), Voyage dans la lune reste, 104 ans après sa réalisation, d’une splendeur étonnante. Oh certes, le tout a vieilli, les effets spéciaux sont dépassés, les acteurs et monstres de la Lune risibles… Mais il y a un charme inexplicable dans ce film. Finalement assez proche de la réalité (merci Jules Verne !), on se dit que pour l’époque, c’est vraiment bluffant ! Georges Méliès pionnier du cinéma contemporain, c’est un fait indéniable mais qui mérite quand même d’être rappelé…
Note : ****
http://www.youtube.com/watch?v=jGZilAMKtgA
L’homme orchestre
A nouveau Méliès s’amuse. Utilisant du procédé de surimpression, il surprend le spectateur en se multipliant pour composer un orchestre. Un effet utilisé encore récemment au cinéma, preuve que Méliès était un précurseur du tonnerre…
Note : ***
http://www.youtube.com/watch?v=gaaY2eQ1Lv4
Un homme de têtes & L’homme à la tête de caoutchouc

Utilisant cette fois-ci le système des caches et des rétroprojections, Méliès attrape la grosse tête, ou jongle avec, ou la fait exploser… Le procédé fut grandement utilisé notamment dans King Kong de 1933 avant de céder aux effet spéciaux modernes…
Note : ***
http://www.youtube.com/watch?v=bLoStiQLBJI
http://www.youtube.com/watch?v=-mDBx1I0mE8
En définitive, le court métrage a représenté pour certains une étape clé dans leur carrière. Kubrick se recherchait, Scorsese définissait déjà un style tandis que Méliès a, comme le fera Orson Welles 40 ans plus tard, établi les bases d’un cinéma moderne, certes axé sur les effets spéciaux mais avec une telle classe et une telle avance qu’on ne peut qu’en rester admiratif. Et de se rappeler que les courts métrages de certains valent les plus grands chefs-d’œuvre d’autres…
